19 mai 2008
Montée des marches - samedi 17 mai
Montée des marches - samedi 17 mai
Vidéo envoyée par CANNES_LEXPRESS_STUDIOMAG
12 mai 2008
Les Indigènes de la République célèbrent les "martyrs"
Instrumentalisant une fois de plus la commémoration du massacre de Sétif du 8 mai 1945, les quelques troupes des "indigènes de la République" ont défilé en portant des pancartes célébrant Gandhi ou Aimé Césaire... Mais aussi le Sheikh Yassine (Hamas) et Hassan Nasrallah (Hezbollah) avant de faire applaudir « les martyrs palestiniens » : « Abou Jihad ; Abou Nidal ; sheikh Yassine et Abdelazziz al Rantissi ».
Le massacre de Sétif n'occupait en fait qu'une bien maigre place dans leurs revendications, surtout tournées vers la célébration du recours à la violence et à la haine.
Une fois de plus, ce mouvement prouve son incapacité à faire la différence entre un combat légitime contre le racisme post-colonial et le soutien à des mouvements violents et extrémistes que Ghandi ou Martin Luther King désapprouveraient, comme ils désapprouvaient respectivement les extrémistes hindous et Nation of Islam du temps de leur lutte — autrement plus difficile — contre la colonisation et la ségrégation.
Les animateurs du mouvement des Indigènes sont loin de ces modèles.
Racistes et ségrégationnistes dans l'âme, ils préfèrent appeler à la
création d'un parti censé résister à la «suprématie blanche et
chrétienne» plutôt que de militer efficacement contre le racisme sur
une base universaliste et fédératrice. Ils préparent depuis longtemps
Houria Bouteldja à tenir ce rôle lors d'une élection. Sur le plateau de
Ce soir ou jamais
, où elle est régulièrement invitée, elle n'a
pas hésité à parler des blancs — assimilés des Français de souche parce
que blancs — comme des "souchiens". Beau programme. A quand les
alliances avec le Front national ?
Caroline Fourest
09 mai 2008
Sarkozy et les droits de l'homme
Sarkozy et les droits de l'homme
Vidéo envoyée par cfourest
Chronique du 09/05/08
Harkis de père en fils ?
Harkis de père en fils ?
Vidéo envoyée par cfourest
Chronique du 02/05/08
25 avril 2008
L'onu contre les droits de l'homme
L'onu contre les droits de l'homme
Vidéo envoyée par cfourest
Chronique du 25/04/08 consacrée aux dérives du Conseil des droits de l'homme.
* titre emprunté au très bon livre de Jean-Claude Buhrer et Claude B. Levenson, Milles et une nuits, 2003.
21 avril 2008
Quand le plan banlieue prévoit l'évangélisation des racailles
C’est une nouvelle qui pourrait bien rallumer la guerre scolaire. Le gouvernement déshabille l’école publique pour mieux aider l’école privée catholique à "évangéliser" les banlieues. Sitôt révélé par le site Mediapart, le projet d’un fonds spécifique destiné à encourager l’implantation de lycées privés catholiques dans les quartiers populaires a mis les laïques et les enseignants sur le pied de guerre.
Le projet fait tache alors que lycéens et professeurs se mobilisent contre la suppression à venir de plus de 11 000 postes d’enseignant dans le public, notamment dans les ZEP. D’autant qu’en principe l’aide publique attribuée aux écoles privées ne peut augmenter si celle accordée à l’école publique augmente, selon la règle coutumière des 80/20 (80 % au public et 20 % au privé).
Il est pourtant dans les cartons depuis le plan « Espoir banlieues », qui prévoit d’« encourager la contribution de l’enseignement privé à l’égalité des chances ». Et comme 80 à 90 % de l’enseignement privé est catholique, suivez mon regard… Le gouvernement voudrait voir « cinquante nouvelles classes » de ce type en banlieue. C’est officiel, l’« espoir en banlieue » s’appelle donc « espérance » et sera porté par le religieux. C’est confirmé, Nicolas Sarkozy préfère le curé à l’instituteur. Et puis, il en est persuadé : l’enseignement privé catholique civilisera « les racailles ». Emmanuelle Mignon, son cerveau catholique, l’un des auteurs du discours de Latran et des propos malheureux sur le « non-problème » des sectes, n’y est pas étrangère. Dès 2006, lors d’une convention de l’UMP, elle plaidait pour que les « familles de banlieue puissent bénéficier du savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée et école publique ».
Le gouvernement semble persuadé que la guerre scolaire est bien enterrée. « Nous sommes décomplexés », aurait dit Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, au nouveau patron de l’enseignement catholique, Éric de Labarre, venu réclamer qu’on lui « facilite la tâche ».
Le Vatican décomplexé
Les écoles privées catholiques cartonnent et rêvent de grandeur. L’an dernier, elles ont dû refuser 35 000 dossiers. La faute à l’« accommodement raisonnable » de Debré, qui a mis le ver dans le fruit en autorisant le financement des écoles privées sur fonds publics. En 1960, 11 millions de Français signaient une pétition contre. Ils avaient vu juste. Les écoles privées ont largement tiré profit de ce système leur permettant d’avoir le beurre et l’argent du beurre : des frais de scolarité élevés, un droit à la sélection et, en prime, le soutien de l’État. Ces aides permettraient un droit de regard, mais on pourrait très bien imposer ce droit de regard sans verser des fonds qui manquent cruellement au public. Surtout depuis l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au bac. Contrairement au privé, le public ne peut pas se permettre d’être trop sélectif. Si en prime on le prive de moyens, si on en diminue le nombre d’enseignants au lieu de diminuer le nombre d’élèves par classe, on empêche mathématiquement le maintien d’un certain niveau.
On condamne donc l’école publique à perdre toute attractivité au regard du privé. D’autant que les écoles privées catholiques sous contrat se gardent bien d’afficher trop ostensiblement leurs convictions religieuses. Du moins, jusqu’ici. Avec Benoît XVI, le Vatican aussi se décomplexe. Certains archevêques, comme celui d’Avignon, appellent depuis un moment les établissements privés catholiques à renoncer à la tolérance postmoderne pour retrouver le chemin d’une vraie éducation catholique. Les banlieusards vont déguster… Mais pas seulement eux. À terme, les écoles confessionnelles sélectives — principalement catholiques, mais aussi musulmanes — auront supplanté le public. Le lien social, la citoyenneté et, bien sûr, la laïcité en sortiront en lambeaux. Le gouvernement se trompe : la bataille pour l’enseignement public, qui est aussi celle pour le respect de la loi de 1905, peut reprendre à tout moment.
Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Article paru dans Charlie Hebdo 16 avril 2008
lundi 21 avril 2008
18 avril 2008
Les Abeilles en danger
Les Abeilles en danger
Vidéo envoyée par cfourest
Chronique du 28/04/08 sur "Nourrir sans détruire"
09 avril 2008
La chronique de Caroline Fourest - La crise du budget
La chronique de Caroline Fourest - La crise du budget
Vidéo envoyée par maneb40
08 avril 2008
Que penser de Fitna ?
Que penser de Fitna ?
Vidéo envoyée par prochoix
Extrait de "Ce soir ou jamais" du 01/04/08. Fidèle à une approche à la fois anti-intégriste et antiraciste, Caroline Fourest défend le droit à la liberté d'expression de Wilders tout en se dissociant de son approche xénophobe. Elle milite pour le droit de s'exprimer sans censure (qu'il s'agisse des dessins danois, de Wilders ou de Dieudonné) mais insiste sur le droit de commenter ou de réagir si l'on estime que ces propos sont racistes... Elle explique qu'il existe une vraie une différence entre des dessins danois jugés racistes mais en réalité blasphématoires anti-intégristes et les productions incitant au racisme de Dieudonné ou de Wilders.
03 avril 2008
De la complexité d'être une intellectuelle engagée
Le statut des femmes qui écrivent et qui pensent a encore du chemin à faire.
Après le Monde, un portrait paru dans Paris-Obs (par ailleurs très bien fait) me présente dans son châpo introductif comme "militante des droits des femmes et des homosexuels". Alors que je ne milite dans aucune association, que je suis essayiste, enseignante, éditorialiste et journaliste... Engagée certes, mais comme d'autres intellectuels engagés.
J'ai milité, il y a quelques années dans une association de défense des droits des homosexuels, mais me présenter ainsi c'est un peu comme présenter Edwy Plenel ou Serge July comme "militants troskystes". Un peu comme si Jean Daniel ou BHL étaient présentés comme militants juifs et hétérosexuels.
Réduire mon engagement intellectuel (qui porte aussi bien sur des questions sociales que religieuses ou culturelles) au fait d'être une "militante des droits des femmes et des homosexuels" est une façon de réduire toute intellectuelle femme à son état et non à ses idées.
C'est un peu comme montrer les fesses de Beauvoir en "une du Nouvel Obs" pour illustrer son œuvre.
